Aujoud'hui, les jeux en ligne sont en forte expansion dans le monde entier, y compris en France malgré l’interdiction. En effet, des sommes considérables sont investies et échappent à toute fiscalité dans un cadre de jeu oû seul les casinos sont gagnants. Désormais en 2010, les joueurs en ligne pourront jouer tranquillement sur les sites de jeux en lignes puisque la France n'aura plus le monopole des jeux en lignes. Messieurs, dames encore un peu de patience.
Cette situation ne peut plus durer car elle risque de déstabiliser à très court terme l’organisation traditionnelle des jeux en France et, à travers eux, de remettre en cause des filières entières telle la filière équine ou bien encore le sport amateur. C’est pour encadrer, plutôt que subir, les jeux en ligne ainsi que pour mettre le droit français en conformité avec le droit européen, qu’un projet de loi préparé par Eric Woerth sera bientôt discuté à l’Assemblée nationale.
En ce qui concerne les casinos, les jeux en ligne seront interdits sauf le poker. C’est donc une ouverture très mesurée sachant que l’on peut espérer que les joueurs de poker « en ligne » viendront ou reviendront dans les casinos « en dur » qui ont beaucoup souffert de l’interdiction de fumer et de la crise économique et financière (-15 % en moyenne depuis le début de l’année), ce qui n’est pas sans conséquence pour des communes comme Le Touquet ou Berck.
Les recettes en provenance des jeux des casinos sont en effet, malheureusement, en diminution. Elles représentent aujourd’hui pour Le Touquet entre 2,5 et 3 millions d’euros : somme qui est réinvestie en totalité par la ville dans le fonctionnement du Touquet Tourisme permettant l’ouverture « 4 saisons » de l’Office du Tourisme et des équipements sportifs et culturels (tennis, centre équestre, bases nautiques, Palais des congrès) ainsi que le financement des animations et événements que nous proposons toute l’année.
Au total, ce sont plus de 80 emplois qui dépendent directement, au Touquet, de l’argent en provenance des jeux. Pour l’avenir, et si les jeux en ligne se développent au détriment des casinos « en dur », il me semble normal que les communes touristiques bénéficie pour partie des prélèvements que l’Etat va opérer sur le poker en ligne. Cela fera partie des points qui seront débattus à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Nommé rapporteur pour avis par la commission des affaires économiques concernant la législation sur les jeux en ligne, je procéderai dans les semaines qui viennent à l’audition de tous ceux qui sont intéressés par ce projet : les casinos, le PMU, la ligue du football amateur… Je rencontrerai également d’autres parlementaires et engagerait un dialogue en profondeur avec le ministre et son cabinet. A la suite de quoi je rendrai un rapport et déposerai des amendements.
Etre rapporteur me donne la chance de pouvoir siéger en commission, puis dans l’hémicycle aux côtés du ministre et de pouvoir ainsi intervenir à tout moment pour donner mon avis et peser dans les débats.
C’est un sujet passionnant qui touche et touchera à l’avenir, un nombre de plus en plus grand de Français. Le modèle français, dont l’efficacité n’est plus à prouver, doit être adapté aux nouvelles technologies et au droit européen, tout en préservant les intérêts des parieurs, du sport amateur et de la filière cheval : c’est ce que je défendrai à l’Assemblée Nationale.
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